Les plantes et la dépression

par Frédéric Robert
Millepertuis
La première chose qu’il importe de dire à propos de la dépression, c’est qu’il ne s’agit pas d’une maladie comme telle ainsi que l’on tente trop souvent de nous le faire croire. Il serait plus juste en fait de définir le phénomène telle une réponse saine et normale face à différentes situations auxquelles nous pouvons avoir à faire face.

Il est ainsi parfaitement normal et sain de se sentir déprimé lorsque nous sommes confrontés à une séparation amoureuse ou à un deuil, lorsque l’on se contraint à subir un emploi ou une relation qui ne nous convient pas et ne nous nourrit à aucun niveau, lorsque l’hiver n’en finit plus de finir, lorsque nous sommes incommodés ou invalidés par des désordres physiques, etc. Cela vient tout simplement prouver que nous sommes humains! L’existence sur Terre se présente rarement tel un long fleuve tranquille et les hauts et les bas sont le lot de la majorité d’entre nous. Ainsi va la vie.
 
Ceci dit, il ne faut pas en conclure que l’on doive se résigner et accepter passivement cet état de fait. Ni que l’on ne puisse rien faire pour éviter que la déprime ne nous entraîne vers l’asthénie, un point où tout effort nous semble au-dessus de nos forces, où notre énergie vitale et notre volonté semblent nous avoir complètement désertés. C’est lorsqu’un état dépressif perdure trop longtemps qu’il devient nocif, pathologique.
 
Il importe dans un premier temps d’identifier la ou les causes de notre abattement. Elles peuvent être d’origine physique, émotive, familiale, environnementale … La théorie qui prévaut dans le milieu scientifique comme quoi la dépression est induite par une déficience en certains neurotransmetteurs (sérotonine, dopamine) est évidemment beaucoup trop simpliste et réductrice.  Si c’est votre emploi qui vous rend malheureux, aucun antidépresseur au monde ne pourra vous délivrez de votre mal. Au mieux vous serez plongé dans un état comateux qui vous permettra de ne plus sentir votre désespoir ou votre mal-être. De la même manière avec les plantes, elle peuvent se révéler de précieuses alliées mais elles n’agiront pas nécessairement tel un coup de baguette magique pour transformer votre citrouille en carrosse de fée.
 
Néanmoins, en plus de l’exercice physique, d’une alimentation saine et équilibrée (corps et esprit étant intrinsèquement liés), des activités sociales et artistiques, des aspirations de toutes sortes et des pratiques spirituelles, certaines plantes peuvent nous aider à renverser la vapeur, améliorer notre humeur et accélérer la remontée vers la lumière. Petit tour d’horizon.
 

Le millepertuis

La plus connue d’entre elles est bien entendu le millepertuis, que l’on désigne parfois comme le Prozac naturel. Il s’agit également d’une des plantes les plus étudiées scientifiquement. De ce fait, on sait que le millepertuis agit exactement de la même manière que les antidépresseurs de type IMAO (inhibiteurs de la monoamine oxydase) au niveau des neurotransmetteurs du cerveau, sans évidemment toute la panoplie d’effets secondaires indésirables associés à ces derniers. Avec ses petites fleurs jaunes et son énergie très solaire, le millepertuis convient particulièrement aux dépressions saisonnières associées au manque de soleil (le cafard qui s’empare de nous en novembre ou l’abattement typique du mois de février). Tout comme avec les antidépresseurs de synthèse, son action n’est cependant pas instantanée. Il faut donc le prendre pendant un certain temps pour que le processus s’installe et que l’effet se fasse sentir. On parle de traitement à moyen et à long terme. De plus, il n’est pas recommandé de combiner le millepertuis avec quelque médication que ce soit puisqu’il active la dégradation de celle-ci par le foie, altérant de ce fait les dosages.
 

La mélisse

Autre bel antidépresseur, la mélisse affecte de son côté le système limbique, une région cérébrale responsable de la gestion des comportements affectifs: humeurs, émotions, tempérament… Tonique nerveux à tendance relaxante, la mélisse agit notamment sur les états de stress, anxiété, angoisse, émotivité excessive, mélancolie, mauvaise humeur et insomnie. Le mot-clef avec cette plante: laisser-aller! Plante très douce et sans toxicité, elle est à éviter par contre pour les personnes en choc post-traumatique, puisqu’elle peut faire remonter l’angoisse, ainsi que pour les personnes qui souffrent d’hypothyroïdie, puisqu’elle diminue légèrement l’activité de la glande thyroïde.
 

La damiane

Plante mexicaine réputée aphrodisiaque, la damiane se révèle ainsi particulièrement adaptée aux dépressions de type stagnantes associées avec une baisse marquée de la libido. Lorsque l’on a plus le goût de rien, en fait, que l’on se sent apathique, amorphe, mélancolique, cette plante peut nous aider à retrouver notre air d’aller.
 

Le mimosa (ou albizia)

Le nom chinois du mimosa se traduit par écorce du bonheur, une appellation des plus éloquentes! Cette plante agit tel un puissant élévateur de l’humeur. De plus, elle ne possède pas les contre-indications associés au millepertuis. Son action se fait particulièrement sentir au niveau du coeur, pour panser les coeurs brisés ou endeuillés. À ce titre David Winston recommande de la combiner à l’aubépine et aux pétales de rose. Excellente plante également pour traiter les stress de type post-traumatique.
 

L’avoine

Tonique majeur du système nerveux, l’avoine est intéressante pour les dépressions qui sont conséquentes à un stress prolongé, du genre burn out. Riche entre autres en calcium et en vitamines du complexe B, l’avoine calme et nourrit le système nerveux. Une plante qui agit doucement mais sûrement, pour les traitements de fond.
 

La cardamome

Ah, la cardamome! Ça sent bon, ça goûte bon et en plus c’est réputé rendre joyeux! Considérée sattvic en ayurvéda, elle fait partie de ces plantes qui favorisent l’harmonie et l’équilibre à tous les niveaux. Que ce soit en tisane, dans les recettes ou encore dans le café (où elle agit d’ailleurs comme antidote à la caféine), offrez-vous cette petite touche magique!
 

Les élixirs floraux

Les élixirs floraux sont des concentrés vibratoires qui agissent à un niveau plus subtil que les plantes en infusion, capsules ou teintures. Leur action se fait sentir encore plus profondément sur la psyché et affecte toutes les cellules du corps. Ils peuvent à ce titre se révéler très efficace pour défaire des noeuds psychiques ou tout simplement ouvrir de nouvelles perspectives, de nouveaux horizons. Un adjuvant particulièrement intéressant pour les traitements herboristiques de la dépression.

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